La real Platonienne

ou comment une jeune femme de banlieue s’intègre trop bien sur le Plateau Mont-Royal

J’ai raison d’être fru? août 19, 2008

Classé dans : J'suis Outrée!!, Sondage — stella @

Cet après-midi, en revenant du gym, je vois que j’ai un message sur mon cell. C’est mon proprio qui m’annonce qu’il est passé chez moi faire une “réparation” dans mon four (le poêle était inclus dans mon loyer)

Ok, premièrement, le four n’était pas brisé, il y avait seulement le caoutchouc à l’intérieur de la porte qui tenait pas super bien. Il m’avait déja dit que s’il y avait un problème, de l’APPELLER et qu’il allait passer. Or, je ne l’ai jamais appelé. De plus, il m’avait dit que s’il devait passer pour la réparation, la colle qui était nécessaire exigeait qu’on n’utilise pas le four pour au moins 24-36hres.

Voilà que, sans avis, alors que je ne lui avais même pas demandé, il est passé en mon absence faire cette réparation absolument non nécessaire pour l’instant. De plus, il m’oblige, sans autre préavis, à ne pas utiliser mon four pour au moins une journée et demi.

NON MAIS J’AVAIS PEUT-ÊTRE PRÉVU FAIRE UNE LASAGNE MOI CE SOIR?????!!!

Je pense même pas qu’il a le droit de rentrer comme ça chez moi. Il aurait mérité que j’aie un système d’alarme.

Vous en pensez quoi, vous?

 

Quin, v’la une médaille août 16, 2008

Classé dans : J'suis Outrée!!, chialage — stella @

Au moment où on se parle, le Canada a accumulé 3 médailles au JO de Pékin.

Ok, là je sais que je vais fâcher du monde et tout et tout, là, mais faut que je le dise:

Je trouve ça con les Olympiques. Je suis bien consciente que pour les athlètes c’est la concrétisation d’un rêve, mais vu de l’extérieur, pour nous les communs des mortels ayant gagnés, au mieux, un championnat de poches aux olympiades de l’école primaire, on s’en tape des JO.

On chiale que nos athlètes ne gagnent pas de médailles. En quoi le fait que nos athlètes gagnent des médailles ou non change quelque chose dans nos vies? Ma sauce à spaghat goûte la même affaire et je dois rentrer travailler quand même le lundi matin. On chiale alors qu’on a de la difficulté à choisir les escaliers conventionnels plutôt que les roulants dans le métro. C’est facile de les traiter de poches alors qu’on est bien évaché dans notre El ran avec notre sac de crottes au fromage. Pour qui on se prend?

Ça chiale que le gouvernement devrait investir plus pour nos athlètes, peut-être. Mais, se pourrait-il, tout simplement que beaucoup de nos athlètes soient mal préparés pour les jeux sans que l’argent ait quelque chose à y voir? Est-ce que vraiment tout est une question de fonds et de financement? C’est facile de dire que c’est jamais de notre faute; les québecois ont est forts là-dessus à mettre toutes nos fautes sur le dos des autres.

Anyways, soyons logiques: Allons-nous donner des milliers voir des millions aux athlètes canadiens quand on est même pas capable donner des soins de santé décents à nos citoyens?

C’est bien beau être capable de faire des steppettes sur une barre asymétriques et faire des figures de sauts sur une trampoline, mais j’pense que notre société a, d’abord et avant tout, besoin de penser à la santé et à l’éducation de ses citoyens plutôt que de fournir encore plus de fonds à des gens qui ont choisis d’investir du temps et des énergies dans quelque chose qu’ils savaient d’avance que ça ne les ferait pas vivre dans le luxe.

Je sais pas exactement si c’est un journaliste ou un commentateur (peu importe) qui a dit que les gens dans le monde voient le Canada comme un pays riche et sont pas mal surpris de voir comment on fait dur avec nos athlètes aux JO. Moi je dis qu’ils trouveraient qu’on fait pas mal plus dur de voir notre système de santé…

Mais ça, c’est juste mon opinion. N’est-ce pas?

 

Comme c’est cocasse! août 16, 2008

Classé dans : C'est ça le Platô!, Les veudettes — stella @

Hier, je marche sur Mont-Royal avec mon amoureux. On croise Martin Rouette  (ex-star académicien de la première cuvée) qui marche en sens inverse. Je demande à mon chum s’il le reconnaît, il me répond que non. Je cherche tant bien que mal à essayer de faire en sorte qu’il se souvienne de lui.

Moi: Bien oui là! Il a chanté Ne me quitte pas de Jacques Brel, il s’était rendu en finale, etc,etc,etc.

Lui: Non, je vois pas.

Moi: Tsé, il sortait avec Émily Bégin, là! La petite blonde énarvée fatiguante de l’académie?

Lui: J’vois pas elle non plus.

Moi: Tsé, elle a sorti une chanson dance poche là: Laiiiiisez-moi daaaaaaaanser!!!! (et j’y vais de mes cordes vocales aussi agiles qu’un quadraplégique souffrant de vertiges marchant sur un fil de fer.

Laisseeeez-moi…Laissez-moi danser, chanter en libertéééé!”

Je vois bien que ça ne lui sonne aucune cloche, mais je remarque devant moi, une poupoune blonde qui semble regarder en ma direction. Elle est avec des amies devant l’entrée d’un bar et je m’apprète à passer tout près d’elle. Je la regarde et…

Moi: Ah bin, cibole!

Lui: Kossé?

Moi: Bin, c’est elle…Tu la replaces tu là?

Lui: Pantoute.

 

Manon et Linda au Dallaramâ. août 15, 2008

Classé dans : Insignifiances, chialage — stella @

L’autre jour, je marche sur Mont-Royal coin papineau et je suis deux madames qui marchent tout près devant moi. Elles ont le look typique de Manon et Linda du bas de la ville: une qui pue le botch en plus d’avoir des bagues cheap dans chaque doigts des mains et l’autre avec sa permanente ratée et son contour à lèvres qui lui frôle les narines.

Elles passent devant le Dollarama…Magasin où je dois me rendre moi-même:

Linda permanente: Hey, on va au dallaramâ!

Manon botch: Ewhh! Pouquooooi? Pas besoin!

Linda: Ben oui là!

Manon: Arghw… (elle s’étouffe avec sa cigarette…je ne connais pas l’onomatopé de s’étouffer, c’est à peu près) Kossé que t’as besoin au dallaramâ?

Linda: Bin rien là! On va juste fouiner!

Manon: (trop fâchée de devoir botcher sa cigarette) OK LÀ! MENUTE!

Et elles entrent.

Je suis à la caisse et qui je ne vois pas arriver derrière moi les bras plein de cochonneries inutiles? No-non pas Linda, elle n’a rien.

MANON!!

Pourquoi tu chialais, d’abord?

N.B Cette histoire est particulièrement inintéressante et inutile. Mais nous pouvons en tirer une leçon de vie assez percutante…

Trouvez laquelle, maintenant.

 

Les voisins… août 14, 2008

Classé dans : C'est ça le Platô!, chialage — stella @

Il y a une chose que je ne comprends tout simplement pas encore…

J’habite dans un immeuble à appartements de 12 logements…et je ne croise jamais personne!!

J’avais remarqué le même phénomène lors de mon bref passage en tant que locataire dans un quintuplex dernièrement. J’avais beau entrer et sortir de chez moi 8 fois par jour que je ne croisais jamais personne au pied de l’escalier ou sur le balcon.

Où j’habite maintenant, il y a 4 logements par étages. Et non, jamais je croise personne…mais Dieu que je les entends par exemple!

Pour la première fois de ma vie, je n’habite pas au dernier étage de l’immeuble donc, c’est mon baptême de me faire piétiner dessus. Mes voisins du haut font des courses de chaises à roulettes de long en large de l’appartement et ce, à tout heure du jour. Tellement que je pense sérieusement qu’ils travaillent comme testeurs de chaises à roulettes. Ensuite, mes voisins d’à côté, non seulement ils prennent 20 douches par jour, autant à 5 hres du mat qu’à minuit et demi mais en plus, ils baisent 5 fois par jour dans un lit dont les springs du matelas manquent dangereusement de WD40. Tellement que hier matin, lors de leur petite vite matinale (je sais que c’était une petite vite parce que j’ai entendu le squick-squick 25 minutes plutôt que 40 minutes), j’ai entendu la voisine du bas leur crier de son balcon : “AVEZ-VOUS FIIIINIIIIII????”

Y’a de la joix.

Je suppose que je m’habituerai…je suppose.

 

Ceci devrait être un retour… août 13, 2008

Classé dans : Non classé — stella @

Bon ok. Là j’avoue, je fais dangereusement dur! J’ose délaisser mon blogue comme ça et honnêtement, l’envie d’écrire et l’inspiration se fait sentir depuis quelques jours.

Bon, j’ai quand même de bonnes excuses: J’ai déménagé, beaucoup travaillé dans les dernières semaines et l’excuse ultime qui me donne l’absolution totale et suprême: Mon internet n’est toujours pas branché chez moi! Ça commence à revenir cher là les cafés lattés pour aller écrire dans les cafés branchés du Plateau qui offrent le WiFi.

Beaucoup de choses se sont passées dans les derniers temps et plusieurs m’ont inspirées des idées pour écrire…Je compte m’y remettre sérieusement.

Je risque d’être grandement occupée dans les prochaines semaines avec la 2ième job que je dois me trouver et donc je travaillerai environ 60hres par semaine (habiter seule, ne pas vouloir se priver et projet de voyage, obligent!) et il y a également le show de radio internet Dans ta face qui débute sous peu et pour lequel je serai co-animatrice avec nul autre que notre Francis Tremblay nationnal et Monsieur Philippe de Montigny (Ne manquez pas ça, ça risque d’être quelque chose! Je mettrai les émissions en lien sur mon blogue). En plus, comme je disais dans un dernier post, je suis dans plusieurs comités au travail en plus d’être la rédactrice en chef du journal corporatif mensuel…Ouf! Semble-t-il que j’ai quand même le temps d’avoir un chum dans tout ça!

Donc, je m’efforcerai de bien concilier le tout et ne pas trop négliger les choses qui me tiennent à coeur, dont ce blogue, aussi invraisemblable que ça semble paraître depuis quelques temps.

Je vous reviens sous peu…Enfin, après la visite du technicien Vidéotron qui me branchera sur le monde, demain matin!

Merci de votre patience!

 

Les deuils amoureux juillet 21, 2008

 

La chose qu’il doit y avoir de plus triste en amour, ce sont les deuils amoureux.

  

Je m’explique.

 

Tu es avec la même personne depuis quelques années. Tu la connais par cœur, comme si tu l’avais tricoté. Ta relation avec cette personne est loin d’être ce qu’elle a déjà été; la passion n’est plus au rendez-vous, mais tu as traversé tellement de choses avec elle que tu ne te vois pas ne plus être avec cette personne. Vos vies ont fusionnées, elles sont reliées ensemble par toutes les sphères qui vous entourent. Sans trop vouloir penser au futur, tu restes convaincu que tu seras encore longtemps avec cette personne puisque vous êtes encore ensemble après tout ce temps, toutes ces embûches que vous avez traversées vous ont écorché, c’est certain, mais vous avez tenu bon alors, qu’est ce qui pourrait bien arriver de plus qui vous séparerait?

 

Vous n’êtes pas nécessairement heureux, mais n’êtes pas malheureux non plus. Le train-train quotidien a pris le dessus sur les surprises et les petites attentions. Les moments magiques passés à deux se comptent maintenant sur une main aux 6 mois…

 

C’est ici que l’idée de « deuils » entre en ligne de compte.

 

Moi, la romantique, qui aimait les bouts de papiers trouvés sur le coin d’une table, dans un des mes livres ou dans ma penderie, sur lesquels étaient griffonnés des mots d’amours, je n’en trouve plus et  je dois me faire à cette l’idée. Tout comme les baisers volés au coin d’une rue, en attendant la lumière verte; ces baisers qui nous font vibrer et qui n’existent plus. Je dois me faire à l’idée que recevoir des fleurs pour la St-Valentin est chose du passé, que des invitations impromptues au restaurant, en pique-nique se feront de plus en plus rares, voir inexistantes. Ne plus s’attendre aux surprises, aux attentions et aux moments de tendresse…Qu’y a t il de plus triste au monde?

 

S’attendre à rien de plus que du « Ordinaire » de la vie, de l’amour, je pense que c’est carrément s’astreindre à ne pas goûter la vie, à l’essence même du pourquoi on existe. Sans vouloir tomber dans l’ésotérisme, je ne pense pas qu’on a été mis sur terre pour se contenter de « pas pire ».

 

Dans mon ancienne relation, j’ai fais des deuils, parce que je pensais que c’était ça la vie : se contenter d’ordinaire. Je me disais qu’il fallait probablement que je me fasse à l’idée que les papillons étaient chose du passé, que les yeux brillants devaient un jour s’éteindre et qu’il fallait apprendre à  trouver satisfaction dans les trop rares moments de plaisir à deux.

 

Aucun de nous deux n’a joué dans le dos de l’autre. Malgré la platitude de notre relation, on ne s’est jamais fait de coups bas. Nous vivions paisiblement une vie morne, dénuée d’imprévus et de fantaisie.

 

Autour de moi, on me disait de faire le deuil de la relation parfaite, qu’elle n’existe pas et que tous les couples qui durent longtemps en viennent vivre se style de vie…que c’est normal. Je ne vois pas la normalité dans le fait d’accepter une vie sans couleur.

 

Je suis fière aujourd’hui de ne pas avoir accepté cette vie. De m’être lancé dans l’inconnu malgré la peur qui me rongeait les tripes, d’avoir osé abandonner un futur stable pré-établi pour l’incertitude la plus totale. Je suis reconnaissante d’avoir eu cette force, cette pulsion de vie en moi.

 

Aujourd’hui, avec mon nouvel amoureux, celui qui m’a aidé à déterrer mes deuils, je réapprends à m’émerveiller des petites choses de la vie. Une simple balade devient un évènement unique et enrichissant. Les fous rires se refont entendre et les yeux se remettent à briller. L’attente aux feux rouges est redevenue une occasion de se bécoter, les marques d’affection et de petites attentions sont revenues à la vie et parsèment de bonheur les moments passés à deux.

Mon amoureux a aussi ses défauts, il n’est pas parfait. Je le sais. On ne peut se contenter d’ordinaire, mais on ne peut non plus exiger la perfection.

 

Quoi de plus beau, comme cadeau de la vie,  de voir notre reflet dans les yeux brillants de l’autre?

 

Certains deuils sont obligés, d’autres non. Pourquoi s’astreindre à les vivre alors?

 

(Je tiens à préciser que je parle ici de mon ancienne relation qui n’est pas nécessairement représentative de toutes les relations à long terme. Merci d’en tenir compte dans votre lecture et vos commentaires.)
 

Ode à la fourchette juillet 18, 2008

Classé dans : Insignifiances — stella @

Hier avait lieu ma première véritable expérience de restaurant vietnamien. J’ai dû troquer la fourchette contre des baguettes en simili-bois.

 

Ma fierté mal placée de fille qui veut pas demander de fourchette a fait en sorte que j’ai dû prendre 3 heures pour finir mon bol de nouilles en plus de me retrouver avec un chandail parfumé au Cari ( et éventuellement au Shout.).

Finalement, j’ai failli prendre 2 échardes avec mes baguettes cheap en plus de me provoquer une tendinite à la phalangette de l’index et une bursite au majeur.

 

Aujourd’hui, je voue une séance d’adoration, accompagné de bougies, d’encens et de chants grégoriens aux couteaux, fourchettes et cuillières…

 

Merci d’embellir ma vie.

 

 

I’m not dead juillet 16, 2008

Classé dans : Ma vie my life, tristounettitude — stella @

Je sais…

J’écris plus tellement.

Mais c’est pas juste parce que je suis en amour comme tout le monde le dit.

Mais parce que je suis pas tellement inspirée…Je dois gober plein de trucs qui me passent de travers dans la gorge ces temps-ci et honnêtement, ça prend toute l’énergie qui reste pour dealer avec ça…

Je suis débordée au travail parce que j’ai eu l’idée de m’impliquer dans trop de choses, qui me passionnent, oui, mais qui me gobent du temps pas possible.

Je viens d’apprendre que je dois déménager d’ici deux semaines parce que Coloc s’est trouvé un logement et qu’il apporte tout son bataclan avec lui. Comme rien ne m’appartient chez moi, je me vois mal vivre dans un logement sans électro ni meuble. Bye bye la date ultime du 1er septembre, je vais me revirer de bord et trouver une solution pour le 1er août. Respire fille, respire.

Je dois, de ce fait, me trouver un deuxième revenu au plus vite, moi qui prévoyait ça pour le retour de mes vacances au début août.

Voilà. Juste de parler de ça me donne envie de me lancer sur une bouteille de prozac.

Je remets donc un peu d’ordre dans ma vie…il serait temps.

Et je vous reviens en force…c’est promis!

 

Souvenirs retrouvés juillet 2, 2008

Classé dans : Je pus l'hapiness!!, Ma vie my life, mes ti-namis — stella @

 

 

 

J’ai vécu de super belles émotions vendredi dernier…Je suis allée souper avec ma meilleure amie d’enfance que je n’avais pas vu depuis 10 ans. Nous nous sommes connues à 2 ans, nous étions inséparables. Nous étions toujours ensemble, on voyageait ensemble (avec nos parents, évidemment), on dormait toujours chez une ou chez l’autre. On se faisait mal ensemble, on fêtait nos fêtes et même Noel ensemble…Bref, je pense que je peux arrêter ici et quand même vous faire comprendre qu’elle était ma sœur.

C’est à l’âge de 13 ans, à cause d’un déménagement à l’autre bout du monde (la banlieue) que nous nous sommes perdues de vue et donc, tranquillement éloignées.

 

Nous nous sommes donné R-V dans un resto sur Duluth. Quand je l’ai aperçue, c’est comme si nous ne nous étions jamais quittées.

 

Le phénomène Facebook nous a permis de nous retrouver il y a environ un an. Depuis ce temps, on se promettait de se voir, mais nos emplois (surtout la sienne de 70 hres semaine en pub!!), nos chums, nos vies respectives tout simplement ont fait en sorte que le projet était repoussé maintes et maintes fois. Je regardais ses photos sur Facebook et j’enviais un peu sa vie…Elle voyage un peu partout avec son chum des 9 dernières années et ils semblent toujours aussi amoureux; tantôt s’embrassant devant la Tour Eiffel, ailleurs, blottis l’un contre l’autre, les deux pieds pieds dans la  Mer des Caraïbes.

 

Plus grande et plus mince que dans mes souvenirs, je la trouvais tellement belle. Ce qui m’a marqué le plus, c’est sa voix; je me rappelais de sa voix d’enfant et de pré-ado, mais j’avais jamais entendu sa voix d’adulte. C’est drôle à dire mais ça faisait vraiment spécial.

 

Nous avons passé la soirée…à ne pas la voir passer. On se remémorait de vieux souvenirs, on parlait de nos vies actuelles… Nous avons rattrapé 10-15 ans en quelques heures.

 

Je me félicite encore d’avoir eu le guts de l’inviter à manger, moi qui pensait qu’elle devait se foutre de moi après toutes ces années de silence. L’émotion est venue à son comble en parlant d’un événement de notre enfance, nous avons versé quelques larmes en se confirmant que malgré l’éloignement, nous faisions toujours partie de la vie de l’autre. Je n’ai pu m’empêcher d’être profondément émue lorsqu’elle m’a dit qu’il y avait chez elle, dans son salon, une photo de moi et elle, encadrée, alors que nous étions toutes petites.

 

Tandis que moi j’enviais sa vie sur sa page Facebook en me disant qu’avec la vie qu’elle semblait avoir, je devais être un vague souvenirs dans ses pensées, mon petit minois de fillette de 5 ans arborait son salon…

 

Nous n’avons pas fait la gaffe de nous jurer se revoir souvent; on sait trop bien que ce genre de choses ne tiennent pas la route.

 

La morale de ce post?

 

Vous avez un (e) ami (e) de qui vous vous ennuyez, que vous n’avez pas vu depuis longtemps et qui vous manque? Osez! Ayez le guts d’aller sur son Facebook, de l’appeler ou de lui écrire même si vous êtes convaincu que cette personne se fout de vous. Vous verrez que c’est probablement faux…Si cette personne a été importante pour vous, il y a de fortes chances que vous l’ayez été aussi pour elle…